Que vous soyez en cours de séparation, confronté à un désaccord avec l'autre parent, ou concerné par une situation de danger pour votre enfant, comprendre les règles de l'autorité parentale est essentiel. Le cabinet Ope & Consilio vous accompagne pour faire respecter vos droits de parent tout en plaçant, comme le fait la loi, l'intérêt de l'enfant au centre de la démarche.
L'autorité parentale est définie par l'article 371-1 du Code civil comme un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant. Elle appartient aux parents jusqu'à la majorité ou l'émancipation de l'enfant, pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne.
Concrètement, elle recouvre les décisions relatives à la vie quotidienne de l'enfant (scolarité, santé, loisirs, religion, lieu de résidence) ainsi que les actes dits « importants » qui engagent son avenir (changement d'établissement scolaire, intervention médicale non urgente, choix d'orientation, délivrance d'un passeport, etc.).
La jurisprudence récente rappelle avec constance que l'autorité parentale n'est pas un droit discrétionnaire attaché à la qualité de parent, mais une responsabilité soumise, en cas de besoin, au contrôle du juge dans l'intérêt de l'enfant.

Que les parents soient mariés, pacsés, en concubinage ou séparés, le principe reste le même : l'autorité parentale est exercée conjointement par le père et la mère, dès lors que la filiation est établie à l'égard de chacun d'eux. La séparation ou le divorce des parents est sans incidence sur les règles d'exercice de l'autorité parentale.
Concrètement, cela signifie que les décisions importantes concernant l'enfant doivent être prises d'un commun accord, quand bien même l'enfant résiderait principalement chez l'un des deux parents. Chaque parent conserve un droit de correspondance, d'information et de visite, sauf décision contraire du juge.
Dans certaines situations, l'exercice de l'autorité parentale peut être confié à un seul parent :
En cas de désaccord persistant sur une décision relevant de l'autorité parentale (choix d'école, autorisation de soins, lieu de résidence...), chaque parent peut saisir le juge aux affaires familiales pour trancher le différend. Le juge aux affaires familiales peut également intervenir, à la demande d'un parent, pour organiser les modalités d'exercice de l'autorité parentale : résidence de l'enfant (chez l'un des parents ou en alternance), droit de visite et d'hébergement, contribution à l'entretien et à l'éducation.
Le retrait de l'autorité parentale constitue une mesure grave, strictement encadrée par les articles 378 à 381 du Code civil, qui ne peut intervenir qu'en présence de manquements sérieux mettant en cause la sécurité, la santé ou la moralité de l'enfant.

Lorsqu'un parent est condamné, comme auteur, coauteur ou complice, d'un crime ou d'une agression sexuelle incestueuse commis sur son enfant, ou d'un crime commis sur la personne de l'autre parent, la juridiction pénale doit ordonner le retrait total de l'autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. Pour les autres délits commis contre l'enfant, la juridiction doit se prononcer sur un retrait total ou partiel.
La jurisprudence récente de la Cour de cassation confirme d'ailleurs que ce retrait peut être ordonné par le juge pénal même sans demande expresse de l'autre parent, l'autorité parentale étant considérée comme indisponible et instituée dans le seul intérêt de l'enfant.
En dehors de toute condamnation pénale, le retrait peut également être demandé au tribunal judiciaire lorsqu'un parent :
Peuvent saisir le juge : l'autre parent, un membre de la famille, le tuteur de l'enfant, le service de l'aide sociale à l'enfance ou le ministère public.
Le retrait peut être total (il porte alors sur l'ensemble des attributs de l'autorité parentale) ou partiel (il peut, par exemple, ne concerner que le droit de garde ou certains actes déterminés). Il peut également ne porter que sur l'exercice de l'autorité parentale, le parent conservant certains droits résiduels (droit d'être informé des choix importants, droit de correspondance).
Le retrait total entraîne notamment la perte du droit de visite et d'hébergement, et peut s'accompagner d'un changement de nom de l'enfant lorsque cela sert son intérêt. À noter : le retrait de l'autorité parentale ne dispense pas automatiquement le parent de son obligation alimentaire envers l'enfant.
Que vous soyez parent souhaitant faire reconnaître vos droits, ou que vous cherchiez au contraire à protéger votre enfant d'un parent dangereux, le cabinet Ope & Consilio vous conseille et vous représente :
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Cet article a une vocation informative et ne constitue pas une consultation juridique. Chaque situation étant unique, nous vous invitons à nous contacter pour un examen personnalisé de votre dossier.
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